L'Atelier d'AngelMJ


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Les 5 Légendes : les stars de Noël?

Dans la bataille pour savoir qui va faire le plus d’entrées dans les salles obscures cet hiver, Dreamworks a décidé de dégainer le premier avec Les 5 Légendes (Rise of The Gardians). Pour ne rien vous cachez, j’ai plus d’attentes pour le prochain Disney, Les Mondes de Ralph, car la thématique me parle beaucoup (BEAUCOUP) plus. Cependant, j’étais assez motivé pour aller voir ce film d’animation car c’est la même équipe que celle du film Dragons, et Dragons,  moi je le kiffe!

Alors que dire de la dernière production de Dreamworks? Et bien… beaucoup de bien mes amis! Tout d’abord, je ne me m’attarderais pas trop sur l’aspect technique. Oui, Dreamworks maîtrise très bien l’animation 3D et oui, Les 5 Légendes est juste une tuerie visuelle et n’a rien à envier à Madagascar ou à Kung Fu Panda. C’est coloré, ça bouge super bien, la mise en scène est un quasi sans faute… Bref on en prend plein les yeux et on ne s’en plaindra pas.
Là où j’attendais surtout le film, c’était par rapport à son histoire. Construire un récit autour du Père Noël, du Marchand de sable ou du Lapin de Pâques, ça pouvait donner quelque chose d’original ou de complètement foireux. Et puis j’avais un peu peur que ce qu’allait donner le personnage de Jack Frost qui, dans la bande-annonce, s’annonçait agaçant. Forte heureusement, le mix est une réussite, voir une excellente surprise.

Tout d’abord, Jack Frost est un excellent protagoniste principal. Déjà il est classe (il faut voir son entrée au début du film!), a une psychologie bien travaillé et n’est finalement pas le garnement présenté dans la bande-annonce. Et puis j’adore son look, on dirait un héros de shônen!
Et le reste de la troupe n’est pas en reste. Chaque gardien possède sa propre personnalité et chacun est traité sur un pied d’égalité. Le Père Noël, tatouages et accent russe, est un leader tout désigné, la Fée des dents apporte une touche de féminité à la troupe et le Marchand de sable se charge des scènes d’humour. Seul le Lapin de Pâques m’a paru un peu en dessous car son rôle de « rival » vis-à-vis de Jack fait un peu forcé. Mais bon, il est doublé par Hugh JACKMAN donc on lui pardonne! Je dirais que le moins bien loti est Pitch, le croque mitaine et ennemi de nos héros. Déjà il a un nom pourri (oui, avoir le même prénom de la princesse de Mario, ça craint) et surtout sa psychologie est trop manichéenne, alors que son cheminement dans l’histoire aurait pu déboucher à des situations plus intéressantes.

Et c’est selon moi le seul défaut du film : c’est trop manichéen. Alors oui, c’est avant tout un film pour les enfants qui parle de foi, d’espoir, de jeunesse et d’amitié. Mais certains aspects du film, plus durs, comme l’identité, les buts dans la vie ou la reconnaissance, sont à peine effleurer alors qu’en insistant un peu, ils auraient rendu le film plus épique et plus fort. Du coup, la fin fait trop de concessions et propose quelque chose de finalement très classique et des scènes parfois honteusement convenues. Et c’est vraiment dommage, car il y aurait eu matière et faire quelque chose de plus profond et de plus original.

Cela dit, cela n’entache en rien le plaisir de voir Les 5 Légendes, que l’on soit enfant ou adulte. C’est une excellente production, qui dispose d’un univers riche, maîtrisé, et de personnages emblématiques et attachants. De plus, l’histoire se tient et propose son lot de scènes drôles ou épiques. Un vrai plaisir honteux pour les fêtes, à savourer sans modération (j’ai personnellement très envie d’aller le revoir et je ne vais pas me priver!). J’ai hâte de voir ce que va nous proposer Disney mais en tout cas, Dreamworks démarre fort et on ne s’en plaindra pas!!

Pour l’illustration, je savais dès le générique de fin ce que j’allais faire! Voici donc le vitrail de Jack Frost, sur le principe des vitraux de la série Kingdom Hearts (le personnage de Jack Frost s’y prête à merveille!). D’ailleurs, on sent pas mal d’influences nippones dans Les 5 Légendes, que ce soit au niveau du look du héros, des combats ou des thématiques abordées. Je suis vraiment très fier de ce dessin, le rendu final me plait beaucoup! Si vous voulez voir le vitrage sans Jack, vous pouvez cliquer ici (ça m’a pris du temps et on en voit pas grand chose au final ^^’).


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Looper : La boucle est bouclée

Hier soir, comme tous les ans, je me suis réfugié dans mon cinéma pour échapper à la journée officielle du racket en bandes organisées (aka Halloween…). J’ai enfin pu voir Skyfall, le dernier James Bond, qui m’a beaucoup plu. Mais j’aimerais d’abord vous parler de l’autre film que j’ai vu juste avant : Looper.
Looper est un film dont je ne savais pas grand chose, hormis la bande-annonce aperçu une fois de temps en temps avant les films typés « action ». Pourtant, le synopsis et les acteurs présents avaient attirés mon attention et je me suis rendu en salle avec une certaine curiosité. Et le résultat est sans appel pour moi : c’est un vrai coup de coeur!

L’histoire se passe en 2044. On suit la vie de Joe (interprété par Joseph GORDON-LEVITT), un tueur particulier appelé « looper », qui a pour mission de tuer des hommes envoyés dans le passé par la mafia du futur. Tout se passe bien jusqu’à ce qu’une des cibles de Joe se révèle être lui avec 30 ans de plus (Bruce WILLIS)! Ce dernier s’échappe et Joe va devoir tout faire pour le retrouver et l’éliminer, au risque de voir ses employeurs se retourner contre lui.
Lorsque l’on découvre le synopsis ou la bande-annonce, on s’attend à voir un « bête » film d’action, un peu dans le style de Total Recall. Mais il n’en est rien! Looper, c’est bien plus que ça!

Déjà, il faut vraiment saluer la manière dont est construite l’histoire. Les premières minutes du film introduisent rapidement les codes de l’univers (les loopers, la télékinésie, la drogue du futur, etc.) afin de poser les bases solides du scénario. Cela va très vite sans non plus être bâclé. Puis vient la fameuse confrontation entre Joe et son futur lui et là on s’entend à n’avoir que de l’action pure. Et bien en fait… non. Oui il y a de l’action, mais l’intrigue ne se limitera pas à ça.
En milieu de film, le rythme ralentit fortement avec l’introduction du personnage de Sara (Emily BLUNT) et de son fils. Là, on se demande ce qui se passe et pourquoi le film semble complètement changé de style. Mais de révélations en révélations, l’histoire prend une toute autre tournure, les enjeux changent, les personnages aussi, bref on va de surprises en surprises jusqu’à un final bien maîtrisé et cohérent avec le reste de la narration.

J’essaie de ne pas trop vous en dire car le déroulement de l’histoire peut surprendre un peu, et ceux qui s’attendent à de l’action pure risque d’être très déçus. Mais j’y vois un vrai atout pour le film qui sort ainsi un peu du cadre imposé des films d’action pour proposer un film de science-fiction à l’univers maîtrisée et aux personnages loin de tout manichéisme. Bref, Looper est clairement l’un de mes coups de coeurs de cette fin d’année et j’ai pris énormément de plaisir à la regarder. Finalement si je devais faire un reproche, c’est d’essayer de nous faire croire que Joseph GORDON-LEVITT puisse devenir Bruce WILLIS en vieillissant (remarque, on a bien essayé de nous faire croire que Zack EFRON devenait Mathew PERRY!). Mais il valait mieux ça qu’un Joseph GORDON-LEVITT avec un postiche de vieux à la Prometheus!!!


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Astérix & Obélix au service de Sa Majesté : C’est fou l’agitation qu’il y a ici…

Je n’aimerais vraiment pas être à la place des personnes responsables de la production des films de la franchise Astérix & Obélix. Pourquoi? Parce que ça doit vraiment être pénible de toujours voir son film comparé au 2e opus, (le saint, l’unique, l’intouchable!) Mission Cléopâtre. Et c’est exactement ce que le tout Internet est actuellement entrain de faire vis-à-vis du dernier opus en date, Astérix & Obélix : Au service de Sa Majesté. « C’est pas drôle », « Ça ne vaut pas celui de Chabat », « C’est de la merde »… Autant les critiques presses trouvent un juste milieu (fait assez rare…), autant les spectateurs y vont à coeur joie pour descendre en flèche le film de Laurent TIRARD. Du coup, cela me donne très envie de défendre ce film, ne serait-ce que pour aller à contre-courant des critiques et dire que non, ce nouveau film d’Astérix & Obélix n’est pas si mauvais que ça!

Cependant attention! Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas encore dit. Oui, Mission Cléopâtre reste le meilleur opus et je reste un très grand fan de cette production, même encore aujourd’hui. Mais est-ce un argument valable pour démonter violemment Au service de Sa Majesté? Non, certainement pas. C’est un comédie française familiale, à l’histoire simple, aux gags multiples et fidèles à l’univers de la BD (sisi, je vous invite à relire un Astérix pour voir que c’est même parfois plus fidèle que Mission Cléopâtre…). Et je pense que ça n’a pas la prétention de valoir plus (ou si c’est le cas, c’est raté ..). A vrai dire, je pense que j’ai même préféré ce film à Sur la piste du Marsupilami (réalisé par M. CHABAT pourtant… Comme quoi…). Explications.

Astérix & Obélix : Au service de Sa Majesté est donc une comédie bien franchouillarde, qui s’inspire de 2 volumes des aventures d’Astérix et qui les mélange très bien. Le casting est de qualité et les comédiens nous proposent une prestation de bonne facture. Edouard BAER interprète un Astérix intéressant et qui a le mérite d’exister et d’imposer, face à un Gérald DEPARDIEU qui incarne toujours Obélix a la perfection. Le duo est utilisé de manière équilibré (bien plus que dans les autres films) et les vannes sur le fait qu’ils vivent toujours ensemble (avec un chien) seront de mises. On notera les bonnes prestations pour Goudurix (dont les répliques sont selon moi les plus drôles) et Jolitorax, qui développent la palette des personnages de manière sympathique. Seul fausse note au casting : Fabrice LUCHINI qui n’est pas du tout convaincant en César, voir limite ridicule (CHABAT lui-même incarné mieux le personnage!).

Au niveau de l’histoire, c’est classique et sans bavure. Pas de coup de théâtre ni d’évènements trop imprévisibles, juste une aventure simple et efficace qui n’en fait pas des caisses. L’humour se veut abordable, bon enfant, mais ne fait pas mouche à chaque fois. Certaines blagues passent, d’autres non. A vrai dire, on sent comme le fantôme de Mission Cléopâtre qui planent dans une partie des dialogues et dans la volonté de faire dans le jeu de mots et l’anachronisme. Mais cela tombent souvent à plat, malheureusement (la blague sur Star Wars est par exemple vraiment nulle…). Toujours est-il que cela fonctionne la plupart du temps et le film n’a donc pour objectif que de distraire telle une bonne bande dessinée, avec sa dose d’humour simple et de situations/personnages caricaturales mais pas trop.

Je dirais que le point qui m’a le plus contrarié est la bande son. Cette dernière est composée exclusivement de chansons américaines, ce qui ne correspond pas vraiment à l’idée que l’on se fait de la musique dans un film sur Astérix. De plus, les chansons sont tellement connues et utilisées dans d’autres films que l’on aura du mal, finalement, à les associer à cette production et c’est bien dommage. Une bande son 100% anglosaxone aurait été franchement de mise, vu la thématique du film!

Tout cela pour dire qu’Astérix & Obélix : Au service de Sa Majesté n’est pas du tout un mauvais film. Je dirais même que c’est une bonne comédie française. Certes pas indispensable, mais qui a ce qu’il faut pour distraire et détendre. Je crois qu’il faut laisser tomber l’idée de chercher un successeur à Mission Cléopâtre, car je pense que même Alain CHABAT n’y parviendrait pas (il suffit de voir Sur La Piste du Marsupilami pour le comprendre…).
Je me doute que beaucoup ne seront pas d’accord avec moi, et iront même jusqu’à dire que je cherche des qualités à ce film « pour faire genre ». Mais étant quelqu’un qui va quasiment tout voir, je peux dire qu’il y a bien pire que ce film (mais il y a certes mieux…). Faites-vous donc votre propre opinion cela dit, c’est finalement ce qui est le plus important…

Et je termine cet article par un petit coup de gueule (quand même) : je trouve assez scandaleux d’avoir totalement éclipsé Idéfix qui, selon moi, est un personnage à part entière (vous imaginez Tintin sans Milou?!!). Sans doute que le réalisateur ne voulait pas s’encombrer de scènes canines, mais c’est fortement dommageable. Et je ne parlerai même pas de Panoramix dont le nom est prononcé une seule fois et que l’on ne voit même pas à l’écran!


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Camille Redouble : Bien… Mais peut mieux faire!

N’ayant pas pu aller au cinéma la semaine dernière, je vais vous parler d’un film que j’ai vu il y a déjà quelques semaines : Camille Redouble. Ce film français de Noémie LVOVSKY a visiblement beaucoup plu et de nombreuses critiques ont commencé à fleurir un peu partout sur la blogosphère. Je vais donc apporter ma pierre à l’édifice, en apportant cependant un peu plus de nuances que les critiques très enthousiastes que j’ai pu lire ici et là.

Le film nous propose de suivre Camille, une femme de 40 ans fraîchement divorcée (et alcoolique à ses heures perdues), qui se retrouve propulsée à l’âge de ses 16 ans. Comment? Aucune explication n’est donnée et honnêtement, on s’en fout complètement! Elle va donc redécouvrir ses copines aux physiques ingrats (soyons honnête…), ses parents et surtout son petit ami et futur ex-mari.
Avec un tel synopsis, Noémie LVOVSKY (qui tient aussi le rôle principal) avait le choix de plusieurs trames à suivre et elle a choisi celle de la fatalité. En effet, Camille va passer le clair de son temps à plus ou moins subir son passé. Elle tentera bien à un moment d’empêcher sa mère de mourir ou de fuir son futur mari, mais à part ces quelques exceptions, on assiste plutôt à une sorte de flashback où Camille va juste comprendre que le passé reste le passé et qu’il ne permet pas d’améliorer le futur. C’est un choix de trame comme un autre, mais je trouve dommage qu’il ait fallu 1h55 à la réalisatrice pour parvenir à cette conclusion.

En effet, le film est long et multiplie les intrigues plus ou moins utiles à l’avancement du scénario. Les scènes avec les copines demeurent sympathiques mais finalement peu intéressantes quant à l’évolution de la trame, l’intrigue amoureuse avec le prof de science est clairement de trop, et le chassé-croisé avec le futur ex-mari lassant et redondant. Demeurent les passages avec les parents de Camille que j’ai particulièrement appréciés et qui sont, selon moi, le moteur principal du film, bien avant celui du petit ami.
De mon point de vue, Noémie LVOVSKY aurait dû concentrer ses efforts sur cette partie de l’histoire, qui justifie à elle seule l’intérêt du voyage dans le temps. Car c’est le seul moment où Camille se comporte comme la femme de 40 ans retournée dans sa jeunesse, alors que son comportement durant le reste du film ressemble plus à celui d’une adolescente de 16 ans qui connaît son futur. La nuance est certes subtile mais c’est sur ce point que le film rate le coche et perd grandement en intérêt.

C »est dommage car il y a un vrai effort au niveau de la forme. L’ambiance années 80 est très bien restituée avec les fringues, les meubles, les accessoires, la musique… Les 30-40 ans risquent d’être nostalgiques devant Camille Redouble tellement le saut dans le temps est crédible et troublant.

Je ne pense pas que ce film soit mauvais, mais je trouve que la réalisatrice est restée trop sage et livre finalement une histoire parfois touchante, mais assez lisse et plutôt vide de sens selon moi! L’histoire d’amour m’a clairement pris le chou alors que l’intrigue autour des parents aurait mérité plus d’attention. Mais je regrette surtout que Camille n’use pas plus des intérêts de venir du futur pour tenter d’améliorer certaines choses (surtout qu’il s’agit bien d’un voyage dans le temps et que ses actes ont un impact sur le cours du temps!). Pour moi, c’est un rendez-vous manqué et le ton se révèle beaucoup trop fataliste à mon goût…
Finalement, je me suis assez ennuyé. Je ne nie pas les qualités de film, mais je me demande, avec du recul, si j’étais vraiment le public visé (la majeure partie des critiques positives sont rédigées par des femmes…). Ou alors j’ai une vision très différente concernant l’intérêt des voyages dans le temps, mais ça c’est un autre sujet…


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Voisins du 3e type : fuyez pauvres fous!

Voisins du 3e type est une comédie américaine dont je me devais de parler. C’est en effet pour le moment, et selon mes critères personnels, le film le plus mauvais que j’ai pu voir cette année. Honnêtement, je ne m’attendais pas à du grand spectacle non plus, mais ce qui s’est déroulé devant mes yeux n’a pas réussi à me faire décrocher le moindre sourire.
Le scénario tient sur une ligne : une banlieue typiquement américaine va voir son quotidien bouleversé par l’arrivée imminente d’une bande d’extraterrestres sanguinaires. Et pour contrer l’invasion, le film nous propose comme « héros » une bande de quatre trous du cul (désolé, c’est le terme le plus poli que j’ai trouvé).

Le problème de Voisins du 3e type c’est qu’il accumule les pires tares de la comédie américaine. Déjà, j’ai du mal avec les histoires se passant dans une sorte de microcosme typiquement ricain (ici une banlieue digne de Desperate Housewives), cela donne un côté très puritain et « beauf » au récit. Les personnages sont d’ailleurs le total reflet de ce ressenti, à l’image de Bob, interprété Vince VAUGHN, voisin insupportable qui cumule tous les clichés du genre avec la bière, la garçonnière, les blagues sexuelles grasses… Et qui monopolise pour l’occasion plus que 70% des dialogues! Les autres ne sont pas en restent malheureusement, oscillant entre le pitoyable, le glauque et le vaseux. Et dites-vous que Ben STILLER est le personnage le plus sérieux du quatuor… C’est vous dire le niveau en face!!

Et malheureusement pour le pauvre spectateur, le torchon qui sert de scénario va tout miser sur les interactions de ces personnages et des aliens. Entre deux dialogues fumant sur l’amitié viril et la camaraderie patriotique, on aura droit à des scènes mémorables, comme découvrir que le sang extraterrestre a la texture du sperme, simuler des fellations et des pénétrations sur le soi-disant cadavre de ce dernier (photos à l’appui car oui, quitte à trouver un cadavre d’alien, autant le prendre en photo dans des positions douteuses…), découvrir que leur point faible s’avère être leur entre-jambes… Je pense que vous voyez le ton sur lequel est joué l’ensemble du film.
J’en conviens, certains rient à tout âge de l’humour pipi/caca/sperme. Même moi ça m’arrive. Mais Voisins du 3e type représente tout ce que je peux détester dans une comédie américaine. C’est la comédie du beauf, du type qui se marre dès qu’il voit un nichon et qui boit des bières en rêvant de manier un flingue en toute liberté, et dont le défi principal est d’arriver à placer le mot « queue » ou « sperme » dans chacune de ses phrases, quelque soit le contexte.

Je pense que cette comédie peut trouver son public (beaucoup de gens aime les Very Bad Trip après tout, bien qu’ils cumulent en deux films la quasi totalité des défauts cités plus haut…), mais dans mon cas, c’est ce que le cinéma américain a pu nous apporter de pire. Si vous aimez l’humour gras et sirupeux, les personnages insupportables et les figurants déguisés en aliens, ne vous gênez pas. Mais pour ma part, Voisins du 3e type échoue directement en bas de mon classement de 2012. Même Dépression et Des Potes me semble pas si mal finalement…

Et sinon, personne pour créer une association de lutte contre les agressions sexuelles sur extraterrestres?


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Jason Bourne – L’Héritage : Passage de témoin

Jason Bourne : L’Héritage est la suite directe de la première Trilogie Jason Bourne, qui s’était achevée en 2007. Je ne suis pas particulièrement fan des films de complots/agents secrets, et je ne suis pas particulièrement fan de Matt DAMON (à vrai dire… pas du tout même!). Et pourtant… Pourtant j’ai adoré les 3 premiers films. Intéressants, bien montés, bien rythmés, le dernier épisode avait mis la barre très haute et m’avait laissé un excellent sentiment de satisfaction.
Alors forcément, ce nouvel opus a requis tout mon attention. Non seulement j’allais pouvoir voir un nouveau « Bourne », mais en plus, cerise sur le gâteau, exit Matt DAMON et bonjour Jeremy RENNER. Et je suis particulièrement fan de Jeremy RENNER (je dois être un des rares à apprécier ce changement, mais j’assume).

Que dire du film? Et bien, c’est un film « Bourne », ça ne fait aucun doute. Le montage, le déroulement, les personnages… Tout a le goût de la série et je ne m’en plaindrais pas. Certains crieront au manque d’originalité (certaines critiques presses se sont déjà empressées de mettre le doigt là-dessus…), mais perso, lorsque que je vais au restaurant, j’aime bien avoir dans mon assiette ce que j’ai commandé. Et bien avec ce film, c’est pareil : si vous aimez les autres épisodes, vous aimerez forcément celui-là, car le cahier des charges est parfaitement rempli.
Alors bien sûr, on peut trouver moultes défauts à cette production : un démarrage un peu long, la caméra qui convulse durant certaines scènes d’action, et je suis sûr que les « puristes » regretteront Matt DAMON (ce qui, vous l’avez compris, n’est clairement pas mon cas!). Mais ce serait vraiment bouder le film par simple esprit de contrariété. Car l’histoire s’intègre bien dans la première trilogie, les scènes d’actions sont efficaces et parfois drôles, et Jeremy RENNER est très convaincant dans son rôle d’agent surentraîné en fuite, à en faire oublier son acolyte féminine. Mon seul regret : ça va tellement à toute allure que l’on est surpris de voir la fin débarquée, j’en aurais bien pris une heure de plus moi!

En clair, j’ai adoré. J’invite tout ceux qui ont aimé les premiers films à ne pas hésiter une seconde pour aller voir ce quatrième épisode, vous ne serez pas déçus. En tout cas moi, je n’attends qu’une chose, c’est l’annonce d’une suite!


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The Secret : On l’a échappé Biel!

The Secret est un film qui a attiré mon attention rien que par sa bande-annonce. Une ville isolée, des enfants qui disparaissent, et surtout un « Afin de ne pas dévoiler les différents rebondissements, cette bande annonce est basée sur la moitié du film » au début de cette dernière… Bref, tout était là pour m’inciter à aller voir ce film dès la première semaine.

Et en effet, l’annonce n’était pas là pour des prunes : le film prend une tournure très différente passée la moitié de l’histoire, quitte à complètement changer les repères du spectateur. The Secret fait partie de ces histoires dont il est criminel de raconter l’intrigue car l’effet de surprise est clairement un des points forts de cette production. Mis à part ce parfum de mystère, le film est un bon thriller qui surprend par sa construction, ses thématiques et surtout sa conclusion. Plutôt originale (selon moi), elle a le mérite de vraiment prendre le spectateur à contre pied et lui permettre de se poser des questions et de se mettre à la place des personnages, face à un sujet plutôt déstabilisant.
Et pas de panique si vous êtes du genre sensible : je me demande encore pourquoi ce film est interdit au moins de 12 ans, et classé dans la catégorie Epouvante-horreur. Il s’agit avant tout et surtout d’un thriller, avec un mystère, des révélations et des coups de théâtre comme le genre s’y prête. Même si j’ai compris « le secret » bien avant la fin (certains détails mettent vraiment la puce à l’oreille), ce dernier est assez peu courant pour surprendre.

Le film possède tout de même quelques défauts, comme une baisse de rythme sur la fin, une fois que le plus gros a été révélé, mais cela reste une excellente production pour le genre. Jessica BIEL donne de sa personne et mène le film tambour battant. J’espère que vous vous laisserez tenter par cette production, dans l’espoir qu’un imbécile ne vous pas raconter l’intrigue avant…

Pour l’illustration, j’ai voulu donné un petit effet « forêt lugubre ». A force de cumuler les filtres couleurs et autres effets brouillard, j’ai réussi à obtenir l’ambiance que je cherchais, même si je ne suis pas pleinement satisfait par le dessin final… Mais l’idée est là, c’est l’essentiel… Et cette image n’est pas un spoil, je vous rassure!


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Total Recall : Mémoire de Poisson Rouge

Hello les amis! Ça y est, je suis revenu d’Islande (depuis 4 jours déjà mais chut…). Il est donc temps que le blog sorte de sa léthargie et reprenne un rythme habituel! Je suis encore en vacances pour 2 bonnes semaines donc j’espère avoir le temps de vous raconter quelques anecdotes sur mon séjour!

On recommence en douceur avec une chronique Cinéma sur Total Recall, le remake sorti ce mercredi et que j’ai vu en avant-première mardi. Tout d’abord, il faut savoir que je n’ai pas vu l’original avec l’ami Arnold (un tort sans doute…) et que mes seules connaissances du premier opus sont celles faites dans le test de Joueur du Grenier sur le jeu du film. En gros, je suis clairement allé avec voir ce Total Recall comme n’importe quel autre film, sans matière à comparer et sans attentes.

Que faut-il en retenir? Total Recall est avant tout un film d’action, donc attendez-vous à ce que ça explose, ça cogne et que ça flingue! A ce niveau, vous serez très largement servi! D’ailleurs, la surabondance d’action permet de faire oublier le scénario qui est clairement aux abonnés absents. Toute l’accroche de la bande-annonce autour du « Est-ce que c’est réel? Est-ce que c’est du rêve? » ne tient absolument pas la route et on comprend très vite que ce n’est qu’un prétexte pour lancer la course-poursuite entre Colin FARELL et les deux (charmantes) brunettes du film.

Donc en terme de scénario, j’avoue m’être senti un peu entubé. Il y avait moyen de faire un truc un peu plus pointu, plus « risqué », mais force est d’admettre que Total Recall est un « bête » film d’action qui se regarde avec plaisir si vous pensez bien à poser votre cerveau sur le siège d’à côté, si ce dernier est libre.
Le film demeure cependant fort dispensable tant il n’apporte rien au cinéma hollywoodien et se contente d’être un pur divertissement fast-food, vite avalé et vite oublié. A voir entre potes ou à louer d’ici quelques mois.

Il n’empêche que le film met en avant un élément assez alléchant : la machine Rekall qui permet de manipuler la mémoire afin d’obtenir des rêves maîtrisés et troublants de réalité. On est plus proche d’une sorte de « réalité augmentée » que d’un lecteur intimiste des pensées nocturnes, donc ça ne me dérange pas vraiment (oui, j’aime que l’on laisse mes rêves là où ils sont!). D’ailleurs, j’ai quelques idées sur le genre de « rêves » que je souhaiterai faire…

 

Non non, je ne suis absolument pas en manque de Kingdom Hearts… Absolument pas…


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The Dark Night Rises : M. Nolan, je vous aime

The Dark Night Rises était sans aucun doute ma grosse attente de cette année 2012. Et il est difficile de décrire le sentiment qui vous envahit lorsqu’une de vos attentes est pleinement satisfaites.
Venant clôturer une trilogie, cette ultime épisode de Batman sous la tutelle de Christopher NOLAN se classe dans la lignée des deux films précédents, à savoir une direction artistique maîtrisée, une histoire intéressante, bien rythmée et assez originale dans son déroulement, le tout monté avec amour sur une bande son dantesque.

Le film était très attendu, beaucoup se demandaient s’il parviendrait à s’élever au niveau son aîné, The Dark Night. De mon point de vue, le 2e épisode reste indétrônable (avec un Joker pareil aussi…) mais Rises n’en demeure pas moins une excellente production, supérieure selon à moi à Begins.
Il y a une vraie maîtrise du rythme et malgré son statut de blockbuster, le réalisateur n’en fait pas des caisses. L’histoire s’installe, se développe, surprend parfois, pour mener à un dernier quart d’heure haletant où tout s’accélère et se conclut de manière fort admirable.

J’ai été très agréablement surpris par la qualité du casting. Anne HATHAWAY est très convaincante en Catwoman alors que j’étais assez sceptique sur le choix de cette actrice par M. NOLAN. Pourtant ça marche, le personnage est fidèle j’avais l’impression de retrouver celle du jeu vidéo! Mention spéciale aussi à Tom HARDY qui incarne un Bane titanesque et quasi invulnérable (dire que la dernière fois que je l’avais vu, il courait après Reese WITHERSPOON dans Target!). La seule qui a du mal à se faire une place est étrangement Marion COTILLARD, qui semble un peu perdu dans tout ce bazar, son rôle ne prenant de l’importance que durant les dernières scènes du film. Ce n’est pas dramatique, mais je l’ai vue plus convaincante, ne serait-ce que dans Inception du même réalisateur.
Pour le reste de l’équipe, c’est un quasi sans faute avec quasiment tous le casting des différents Batman au complet (avec des petites apparitions surprises de Ras’ et de l’Épouvantail), Michael CAINE (Alfred), Morgan FREEMAN (Fox) et Christian BALE (Bruce Wayne) étant toujours très bons dans leur rôle respectif.

Pour être honnête, même en reconnaissant que le film est très loin d’être parfait, le contrat pour moi largement rempli. Je voulais mon Batman, je l’ai eu et il m’a plu. C’est beau, bien écrit, bien monté, le film dure presque 3 heures que tu ne vois pas passé. Non, décidément The Dark Night Rises est mon coup de coeur de cette année, dégageant à grand coup de savate The Avengers de la première place de mon podium 2012. M. NOLAN, je vous dis juste merci!


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Le Lorax : Écolo un peu, beaucoup… trop?

Je ne vous cache pas qu’à bientôt 28 ans, j’ai encore beaucoup de plaisir à aller voir les films d’animation au cinéma. Que ce soit en dessin traditionnel ou en image de synthèse, je reste friand de ces productions que je vais voir pour passer un bon moment. Car bien que souvent destinés aux enfants, certains films proposent des double-sens de lecture qui permettent aux adultes (souvent parents dans notre cas :p) de ne pas trop s’ennuyer non plus. Après un Madagascar 3 bien trippant et un Âge de Glace 4 un peu décevant car pas très engageant, je suis allé voir la dernière production du genre à l’affiche (en attendant l’Avant-première de Rebelle la semaine prochaine!) : Le Lorax.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce film, mais la bande annonce semblait annoncer une fable plutôt jolie sous fond de thème écologique. Et c’est le cas. Seulement, j’ai été confronté à un soucis de taille qui vient saloper mon introduction : ce film vise très clairement le très jeune public!

Déjà, ça a mal démarré lorsque j’ai découvert que le film contenait des chansons. Alors… autant dans les Disney, tu l’anticipes, mais là j’ai été un peu pris en traître. Du coup, chaque chansonnette m’a un peu (beaucoup…) crispée… Mais bon, abstraction de cela, je me suis concentré sur le film et j’ai été au regret de ne pas du tout accroché à cause du ton très simpliste, voir binaire, du scénario.
Comprenez que Le Lorax raconte une histoire très manichéenne, où les gentils sont gentils, les méchants sont méchants parce qu’il faut, et que la morale est sauf et prévisible dès le début (la nature c’est bien, l’argent c’est mal!). On peut certes rentrer dans le jeu, comme c’est souvent le cas, mais ici le message est tellement basique que l’on se surprend à trouver ça vraiment trop lisse et trop facile.

De plus, le film est bourré de personnages plutôt insupportables pour l’adulte lambda. Un méchant exaspérant (auquel s’ajoute l’insupportable famille du Gash-pilleur), des animaux trop mignons à t’en foutre la gerbe (oui, j’ai pas aimé ces ours…) et surtout ces espèces de poissons qui sortent de l’eau pour chanter qui m’ont foutu la pétoche (non mais sérieux, c’est flippant ces trucs! :p).
J’ai aussi été déçu par le personnage du Lorax qui est finalement assez transparent tout au long de l’histoire, ce qui le rend, à l’image du scénario, très lisse. Seule rescapée du casting : la grand-mère du héros (dont j’ai déjà oublié le nom) dont chaque intervention m’a fait sourire (décidément, entre Le Lorax et L’Âge de Glace 4, les mémés ont la côte!).

Comprenez bien que Le Lorax est loin d’être un mauvais film pour autant. Mais là où les autres productions parviennent à rendre plaisante la projection au plus large public, on a ici affaire à un film pour enfants, avec un message simple et binaire, blindé d’éléments (animaux mignons, chansons…) cherchant à satisfaire le jeune spectateur. Et ne cachons pas que le film est très beau, plein de couleurs et très bien animé. En gros, un bon spectacle pour les enfants, mais les parents risquent de se tourner un peu les pouces…