L'Atelier d'AngelMJ


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Les Schtroumpfs 2 : Ca pourrait marcher… Mais non

Pour le redémarrage du blog après ma période de vacances, j’aimerais m’attarder sur une des productions toujours à l’affiche : Les Schtroumpfs 2. Et là, je vois déjà une partie de l’assemblée se lever et huer. Comment? Tu oses aller voir ce truc? Tu n’as pas honte? Bon alors déjà, je pense qu’avant de critiquer, il faut prendre la peine de s’intéresser au sujet de la discorde (nombreux sont ceux à cracher sur ce film et alors qu’ils ne l’ont pas vu, ni même vu le premier film!). Certes, moi le premier, j’avoue ne pas trouver cette production reluisante, mais j’ai quand même envie de mettre un peu d’eau dans mon vin et de vous faire étalage de ce qui marche, et de ce qui ne marche pas dans cette deuxième aventure des lutins bleus au cinéma.

Bon, commençons par l’évidence : les Schtroumpfs sont moches. On est d’accord. C’était le cas dans le premier, c’est toujours le cas ici. Avec leur yeux globuleux et le torse trop détaillé (oui, les Schtroumpfs ont des seins!!), on ne peut pas dire que les créatures de PEYO soient très sympathiques. Je reste toujours très interrogatif quant au choix de design de ce film, c’est une réelle faute de goût pour moi. Ceci étant fait, penchons nous d’un peu plus près sur ce qui, selon moi, empêche cette production de vraiment briller dans sa catégorie.

Le film en lui-même n’est pas mauvais en soit. Tout d’abord, le rythme est plutôt bon. On ne s’ennuie pas, les enchaînements de scènes sont cohérents et l’histoire tient la route. D’ailleurs, parlons en de l’histoire. Elle n’est pas si mal que ça lorsque l’on prend un peu de recul puisqu’elle met en avant un élément très peu exploité dans les BD d’origine : la « filiation » entre Gargamel, l’éternel ennemi des Schtroumpfs, et la Schtroumpfette, sa créature… son enfant même! Car à travers ce personnage, le film va aborder de manière intéressante le thème de la famille recomposée. Ainsi, la Schtroumpfette va être amenée à se poser des questions sur ses origines et sur sa place. Qu’elle est t’elle? Est ce avec les Schtroumpfs et le Grand Schtroumpf qui l’ont « adoptée »? Ou bien auprès de Gargamel et des Canailles, les dernières créatures créées par le sorcier et qui sont magicalement parlant le frère et la soeur de la Schtroumpfette? L’idée est bigrement intéressante et plutôt d’actualité. J’ai été d’ailleurs agréablement surpris par ce choix de ligne scénaristique qui pourrait très bien être une histoire officielle dans l’univers de la BD. Seulement voilà, l’ensemble est gâché pour deux raisons.

La première, c’est que, comme dans le premier film, l’histoire se déroule dans notre monde et pas dans le monde des Schtroumpfs. Après New York, nous voici propulsés à Paris. Et honnêtement, je ne vois toujours pas l’intérêt. L’action aurait très bien pe se dérouler dans la forêt imaginaire car cela n’aurait rien changer. Je trouve donc ce choix d’environnement très discutable, et met en avant l’autre gros problème du film : le couple Patrick et Grace, interprétés par Neil Patrick HARRIS et Jayma MAYS. Ici, on sent que c’est plus un problème de cahier des charges qu’autre chose. En effet les WINSLOW ne servent à rien dans ce film, pire ils l’alourdissent. Car pour justifier leur présence, les scénaristes ont intégré le personnage du beau-père de Patrick, gaffeur et envahissant, afin de soulever la relation tendue entre lui et son beau-fils. Gros problème : cette intrigue fait complètement double emploi avec celle de la Schtroumpfette et Gargamel, puisqu’elle aborde elle aussi la thématique de la famille recomposée! C’est donc lourdingue et sans finesse, comme si le spectateur n’avait pas l’intelligence pour comprendre le message au travers de la Schtroumpfette…

Et deuxième point, fortement lié au premier, il y a un vrai problème avec les acteurs. Enfin… tous sauf Hank AZARIA, qui interprète Gargamel. Pourquoi? Parce qu’il est le seul à être crédible dans cet univers et à croire en son personnage. Le constat est simple : bien que n’ayant quasiment aucune ligne de dialogues avec des acteurs humains, on croit à tous ses échanges avec les personnages en images de synthèse. Que ce soit avec Azrael, les Canailles ou les Schtroumpfs, la prestation d’Hank AZARIA est telle que l’illusion passe complètement. Du coup, j’ai complètement revu mon jugement sur cet acteur qui m’avait fait beaucoup de peine dans le premier film. Ici, j’ai bien été obligé d’admettre que malgré son rôle ingrat, il propose un Gargamel crédible et qui croit en ce qu’il fait.
Tous le contraire des autres personnages qui n’assurent que le strict minimum. Comme dit plus haut, déjà que leur présence est sujet à débat, Neil Patrick HARRIS et Jayma MAYS ne croient pas en ce qu’ils font. Leurs dialogues sonnent faux, ainsi que leur implication émotionnelle. Toutes les interactions avec les Schtroumpfs sont ainsi sans âme et on voit très bien qu’ils parlent dans le vide, à l’inverse d’Hank AZARIA qui parvient à créer l’illusion. Je m’abstiendrais de parler du beau-père de Patrick, joué par Brendan GLEESON, qui en plus de ne rien apporter à l’histoire, est tout simplement insupportable de par son texte, sa gestuelle et sa prestation générale. Clairement l’ajout de trop dont le film n’avait pas besoin!

Vous l’aurez compris, Les Schtroumpfs 2 aligne un nombre incalculable de défauts qui font malheureusement oublier ses quelques qualités, mais surtout les qualités qui l’auraient pu avoir avec un peu plus de maîtrise. Rien que de faire dérouler l’histoire dans la forêt imaginaire, quitte à supprimer complètement le couple WINSLOW, aurait rendu l’ensemble plus digeste et distrayant. Ainsi, on retiendra uniquement la performance d’Hank AZARIA qui assure le spectacle (ainsi qu’Azrael qui, perso, m’a beaucoup fait rire) et une idée de scénario plutôt bonne mais qui est avorté dans l’oeuf. En clair, le réalisateur a manqué d’audace et on sent vraiment le pur produit américain fait pour un public américain jeune et pas trop exigeant… C’est vraiment dommage car il y avait du potentiel. Mais non…

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Moi, Moche et Méchant 2 : Viens mon Minion

Dans la jungle des films d’animation, Moi, Moche et Méchant premier du nom avait su se démarquer grâce un système sournois mais fortement efficace : le mélange d’humour et de mignon. Oui, ce film possède tellement des trucs affreusement mignons que n’importe qui ferait une overdose. Mais associés aux situations comiques, une véritable alchimie se crée et le spectateur est comme happé dans cet univers loufoque. Que ce soit Gru, les filles ou les fameuses créatures jeunes les Minions (nom pas du tout choisi au hasard…), le film s’avérait être un divertissement de très bonne qualité et particulièrement touchant. Qu’attendre alors de cette suite?

Et bien au final, pas grand chose de plus. Car on ne s’y trompe pas : ce deuxième épisode continue dans sa lancée en multipliant les situations comiques/mignonnes pour le plus grand plaisir du spectateur en mal de divertissement. Les scènes s’enchaînent à une vitesse frénétique : Gru déguisé en fée, les Minions, attaque de poulet enragé, les Minions, Gru en rendez-vous galant, les Minions, les filles, etc. On se retrouve donc à alterner les rires et les « hooo c’est mignon » pendant plus d’une heure trente. Un stratagème plutôt réussi qui arrive presque à nous faire oublier que le film ne possède aucun scénario, ni de ligne directive vraiment claire. En fait, le but est surtout de créer moult situations permettant de mettre à profit les personnages principaux et le savant mélange dont je vous parle depuis quelques lignes maintenant.

Le film n’est pas sans défaut, c’est évident. Comme dit le scénario est sa grosse lacune, car il est inconsistant et sans souffle. Les nouveaux personnages manquent d’intérêt et ne sont pas assez développés pour qu’on s’y attache. Et certains risquent de crier à l’excès de Minions car les bestioles sont plus présentes que jamais. C’est donc à l’appréciation du spectateur de soit se braquer sur ces différents aspects, ou de choisir de volontairement les éluder. Et je ne peux que vous conseiller de le faire. Il ne s’agit de les nier mais plutôt d’apprécier le film pour ceux qu’il est, à savoir un bon divertissement. Et ce peu importe si le scénario n’est pas sa force.
A noter aussi que l’aspect technique reste dans la lignée du premier épisode. A savoir des décors colorés au design rondouillard, un charadesign permettant des postures et des faciès soit drôles, soit touchantes, et des doublages de très bonne qualité en français (Gad ELMALEH double toujours aussi bien Gru).

Je crois que Moi, Moche et Méchant 2 est un des rares films à qui j’arrive à excuser les lacunes scénaristiques évidentes (alors que je suis plutôt exigent sur ce point en général). Car la mise en scène, les blagues, les personnages attachants et les situations invraisemblables, suffisent à donner à cette production un charme primaire, faisant immédiatement mouche, et délivrant un sentiment agréable et enivrant. Bref, je pardonne pour cette fois, certains scènes sont vraiment trop kawaï!

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Only God Forgives : Ryan voit rouge

Quasiment tout le monde a vu Drive, le film du réalisateur Nicolas WINDING REFN, sorti en 2011 et qui enflammé la critique. Du coup, je pense que nombreux vont être ceux à se ruer en salle pour découvrir sa nouvelle production, Only God Forgives, dont il est question dans cet article. Personnellement, j’ai bien aimé Drive, même si c’est le genre de film que tu apprécies sur le moment mais que tu cherches pas forcément à revoir par la suite. Du coup, je n’avais pas d’attentes particulière vis à vis d’Only God Forgives et m’attendait juste à passer, à nouveau, un bon moment de cinéma. Le résultat m’a finalement laissé très perplexe et encore aujourd’hui, j’ai du mal à savoir si j’ai aimé ou détesté.

Tout d’abord, il faut savoir que le film se veut moins accessible que son prédécesseur, que ce soit en terme de graphisme ou de scénario. ici, il est plus face à un film d’auteur qu’à quelque chose visant un large public. Du coup, on peut rester assez dubitatif devant certains choix du réalisateur. J’ai été particulièrement surpris (voir un peu agacé) par le rythme extrêmement lent du film. Alors que ce dernier ne fait qu’une heure et demi (fait assez rare maintenant…), on trouve le temps long car tout semble allé au ralenti. Les acteurs ont des démarches extrêmement lentes, trainent pour chaque action, laissent planer de long silences déstabilisants avant de sortir de très courtes répliques… Bref, on a vraiment l’impression que tout est en slow motion et que le rythme sert de pansement pour cacher le côté assez creux du scénario.
Car oui, le scénario est étrangement simple et peu développé. Alors que l’on s’attend à voir un film sur la vengeance à la Kill Bill, on se retrouve finalement face à une sorte de tragédie grecque où se mélange violence primaire, amour tordue et sexualité dépravée. Le film est assez dérageant de part ces aspects et risquent de mettre mal à l’aise certains personnes. C’est vraiment violent, dans tous les sens du terme. Ce n’est pas gore mais les images sont crues, brutales, assez bestiales. Le sexe ajoute beaucoup de mal-être lui aussi car bien que l’on voit pas l’ombre d’un sein ou d’une paire de fesses, il est présent dans beaucoup de scènes et de dialogues, et toujours de manière tordue et dérangeante. On a du coup du mal à s’y retrouver, ne comprenant pas vraiment les tenants et aboutissants de cette sorte de mascarade.

Tout cette ambiance morbide est également entretenue par les personnages. Déjà, tous les acteurs du film ont dû passer du temps en compagnie de Kristen STEWART car on a droit à un festival de personnages mono faciaux, s’exprimant peu et du coup, pas vraiment attachants. Julian, interprété par Ryan GOSLING, pourtant en tête affiche, a un rôle très en retrait, complètement dévoré par une Kristen SCOTT THOMAS en mère castratrice et au vocabulaire fleuri. On se retrouve finalement à préférer suivre Chang, le flic à la retraite, lui aussi mono faciale et à l’allure de tortue, mais sorte de Deus ex machina apparaissant toujours de nul part et tuant tout ce qu’il considère comme mauvais.

Toutefois, il faut admettre que le film arrive à captiver malgré tout, surtout à cause de sa patte graphique et de sa musique. Alors certes, il faut aimer le rouge, les images surexposées et les longs travelings. Mais force est d’admettre qu’à ce niveau, la direction artistique a quelque chose de séduisant et permet de rester connecté au film malgré le scénario vraiment léger. La musique surprend par sa présence oppressante ou son absence troublante. C’est souvent dissonant, agressif, mais en total adéquation avec le visuel. Sans doute l’union le plus logique et le plus sain du film, son principal point fort…

N’allez donc pas voir Only God Forgives en vous attendant à un Drive 2, car ce n’est tout simplement pas le cas. C’est un film à l’esthétique très particulière et très personnelle, avec une histoire difficile à saisir et des personnages auxquels on n’arrive pas à s’intéresser. Le rythme et le montage donne vraiment l’impression d’une sorte de mauvais rêve, où tout les lieux se ressemblent, où personne ne semble vouloir vous aider et où le danger peut surgir à n’importe quel moment, vous condamnant quoi qu’il arrive. Bref, un film d’auteur qu’il faut savoir appréhender et qui peut s’avérer déroutant de part bien des aspects. Me concernant, je suis vraiment incapable de définir clairement mon ressenti sur la dernière production du réalisateur danois. Je pense avoir saisi la direction du film et plutôt accroché à son aspect technique. Mais l’histoire, trop torturée et trop lente, ne me permet pas d’apprécier pleinement le film et de le conseiller. Le genre de production qui déstabilise, assurément.

Julian


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Effets Secondaires : c’est grave Docteur Watson?

2013 n’a pas démarré sous les meilleurs auspices en terme de cinéma, mais les mois de Mars et d’Avril sont progressivement entrain de rattraper cette bévue. En effet, il y a pas mal de bons films en ce moment, et ceux dans toutes les catégories. Du coup, difficile de parler de  tous (et surtout de tous illustrer), mais je vais prendre le temps de vous toucher deux mots sur l’un des mes coups de coeur de la semaine dernière, à savoir Effets Secondaires.
En plus de posséder un synopsis assez intriguant, le film propose un casting pas dégueulasse, avec en tête d’affiche Jude LAW (un de mes acteurs préférés), Catherine ZETA-JONES (que je n’avais pas vu depuis Rock Forever, film que je préfère oublier…), Rooney MARA (remarquée dans Millenium) et enfin Channing TATUM (avec qui j’ai un peu plus de mal depuis mon traumatisme Magic Mike…). Le tout est au service d’un thriller plutôt bien ficelé, tournant autour de l’univers de la médecine, de la psychiatrie, de la dépression et des médicaments. Tout est programme.

Tout est fait de manière à ce que le spectateur entre rapidement dans le film, en appréhende l’intrigue et essaie de comprendre qui mène la danse dans cette histoire de meurtre somnambule et d’antidépresseurs. La mise en scène est plutôt bien faite et le réalisateur nous propose de partager deux points de vues bien distincts : Emilie, la jeune femme dépressive, durant la première partie, puis Jon le psychiatre dans la seconde. Ce choix de narration est plutôt ingénieux et permet de semer le doute sur les buts et intérêts des différents personnages, et ainsi berné le spectateur, au moins jusqu’à la dernière demi-heure.
C’est d’ailleurs sur ce point que le film n’est pas entièrement parfait. En effet, on comprend de manière trop clair qui tire les ficelles alors qu’il reste encore pas mal de script. De ce fait, la tension est beaucoup moins palpable passé ce cap et les évènements qui en découlent deviennent ainsi un peu trop convenus et prévisibles. Toutefois, cela n’enlève rien à la qualité d’écriture du scénario. Ce dernier tient en effet la route, reste cohérent, et le film se visionne sans avoir envie de regarder sa montre.

Rares sont les thrillers de si bonnes factures de nos jours. Effets Secondaires fait donc partie de ces bonnes surprises cinématographiques dont on attend pas forcément grand chose mais qui arrivent, au moyen d’une bonne histoire et de bons acteurs, a attiré notre attention et nous faire entrer facilement dans l’intrigue du réalisateur. Si vous aimez le genre, c’est sans aucun doute un des immanquables de ce printemps. Pourvu que ça dure…

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Hitchcock : psychose d’un couple

Je ne suis pas spécialement fan des films qui se veulent « Biopic », c’est-à-dire qui raconte la vie d’une personne ayant réellement existé. En 2012, nombreux films ont tenté l’expérience avec plus ou moins de succès : J.Edgar, Cloclo, La Dame de Fer, My Week with Marilyn… Je suis allé voir tous ces films à leur sortie (alors que comme dit plus haut, je n’aime pas vraiment le genre… Oui j’ai un côté maso…) et j’ai remarqué qu’il valait mieux, pour ne pas lasser le spectateur, se concentrer sur un instant de vie (My Week with Marilyn), plutôt que de tenter de raconter toute la vie du personnage central (J.Edgar, La Dame de Fer). Hitchcock, sorti cette semaine, choisi la première option en mettant en avant le célèbre réalisateur durant le tournage du également célèbre Psychose.

A ma grande surprise, le film se suit sans trop de difficulté et le générique de fin débarque à point nommé avant toute lassitude. Ce biopic est-il cependant un bon film? J’avoue être très partagé… Car autant le film se laisse voir allègrement, autant je m’attendais à vraiment autre chose. En effet, la majeure partie de l’intrigue va tourner autour d’Hitchcock et de sa femme, dont la relation va être mise à mal à cause des enjeux financiers du film, de l’obsession du réalisateur pour les jeunes femmes blondes, et de sa femme qui se laisserait bien séduire par un scénariste beau parleur, histoire de sortir un peu l’ombre (imposante!) de son mari.
Ici donc très peu d’anecdotes sur la réalisation de Psychose, chose fort dommageable lorsque l’on voit les efforts faits en terme d’immersion. On se croirait presque en plein making of, tant les décors et les studios Paramount semblent encrés dans le réel. De plus, les acteurs du film (Hitchock) ressemble beaucoup à ceux du film d’origine (Psychose… oui il faut suivre…), plus particulièrement Jessica BIEL et James d’ARCY qui sont ici des quasi-sosies des modèles. Par contre, autant j’ai trouvé Anthony HOPKINS jouait bien, autant la ressemblance à Hitchock n’était pas transcendante. Mais l’acteur est tellement méconnaissable que cela passe…

Dans l’ensemble, le casting s’en sort plutôt bien. J’ai particulièrement apprécié la performance de Helen MIRREN qui interprète avec beaucoup de talent l’épouse du réalisateur. Non, ce n’est clairement pas à ce niveau que le film pèche. C’est clairement dans le fond. Quelques idées ici et là aurait été intéressante à développer (Hitch qui s’identifie et se confie intérieurement au tueur dont est inspiré le récit de Psychose) mais sont à peine effleurer et surtout n’a que peu d’influence sur le déroulement du scénario. Centrer plus des trois quarts du film sur le couple Hitchock/Reville n’était clairement pas l’idée la plus originale, ni la plus ingénieuse au vu du cadre dans lequel se déroule ce moment de vie. Du coup, l’ensemble ne dégage pas grand chose de sensationnelle.

Alors certes, le principe du Biopic est de raconter quelque chose qui s’est vraiment passé, et les problèmes de couple du réalisateur ont sans doute réellement eu lieu au cours du tournage de Psychose. Cependant, est ce que cela va le coup de faire un film uniquement là dessus? Au risque de me contredire, est ce qu’un film retraçant l’ensemble de l’oeuvre du maître du suspense (et s’achevant par exemple sur le fameux Psychose) n’aurait pas rendu le film un peu plus profond et un peu plus épais? Cela aurait permis de peut être mieux développer l’addiction de Hitchcock pour les actrices blondes et sa fascination pour les meurtres. Cela dit, comme précisé au tout début de mon article, le film se laisse voir sans difficulté, on va donc dire que les meubles sont saufs…

Hitchcock


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Camille Redouble : Bien… Mais peut mieux faire!

N’ayant pas pu aller au cinéma la semaine dernière, je vais vous parler d’un film que j’ai vu il y a déjà quelques semaines : Camille Redouble. Ce film français de Noémie LVOVSKY a visiblement beaucoup plu et de nombreuses critiques ont commencé à fleurir un peu partout sur la blogosphère. Je vais donc apporter ma pierre à l’édifice, en apportant cependant un peu plus de nuances que les critiques très enthousiastes que j’ai pu lire ici et là.

Le film nous propose de suivre Camille, une femme de 40 ans fraîchement divorcée (et alcoolique à ses heures perdues), qui se retrouve propulsée à l’âge de ses 16 ans. Comment? Aucune explication n’est donnée et honnêtement, on s’en fout complètement! Elle va donc redécouvrir ses copines aux physiques ingrats (soyons honnête…), ses parents et surtout son petit ami et futur ex-mari.
Avec un tel synopsis, Noémie LVOVSKY (qui tient aussi le rôle principal) avait le choix de plusieurs trames à suivre et elle a choisi celle de la fatalité. En effet, Camille va passer le clair de son temps à plus ou moins subir son passé. Elle tentera bien à un moment d’empêcher sa mère de mourir ou de fuir son futur mari, mais à part ces quelques exceptions, on assiste plutôt à une sorte de flashback où Camille va juste comprendre que le passé reste le passé et qu’il ne permet pas d’améliorer le futur. C’est un choix de trame comme un autre, mais je trouve dommage qu’il ait fallu 1h55 à la réalisatrice pour parvenir à cette conclusion.

En effet, le film est long et multiplie les intrigues plus ou moins utiles à l’avancement du scénario. Les scènes avec les copines demeurent sympathiques mais finalement peu intéressantes quant à l’évolution de la trame, l’intrigue amoureuse avec le prof de science est clairement de trop, et le chassé-croisé avec le futur ex-mari lassant et redondant. Demeurent les passages avec les parents de Camille que j’ai particulièrement appréciés et qui sont, selon moi, le moteur principal du film, bien avant celui du petit ami.
De mon point de vue, Noémie LVOVSKY aurait dû concentrer ses efforts sur cette partie de l’histoire, qui justifie à elle seule l’intérêt du voyage dans le temps. Car c’est le seul moment où Camille se comporte comme la femme de 40 ans retournée dans sa jeunesse, alors que son comportement durant le reste du film ressemble plus à celui d’une adolescente de 16 ans qui connaît son futur. La nuance est certes subtile mais c’est sur ce point que le film rate le coche et perd grandement en intérêt.

C »est dommage car il y a un vrai effort au niveau de la forme. L’ambiance années 80 est très bien restituée avec les fringues, les meubles, les accessoires, la musique… Les 30-40 ans risquent d’être nostalgiques devant Camille Redouble tellement le saut dans le temps est crédible et troublant.

Je ne pense pas que ce film soit mauvais, mais je trouve que la réalisatrice est restée trop sage et livre finalement une histoire parfois touchante, mais assez lisse et plutôt vide de sens selon moi! L’histoire d’amour m’a clairement pris le chou alors que l’intrigue autour des parents aurait mérité plus d’attention. Mais je regrette surtout que Camille n’use pas plus des intérêts de venir du futur pour tenter d’améliorer certaines choses (surtout qu’il s’agit bien d’un voyage dans le temps et que ses actes ont un impact sur le cours du temps!). Pour moi, c’est un rendez-vous manqué et le ton se révèle beaucoup trop fataliste à mon goût…
Finalement, je me suis assez ennuyé. Je ne nie pas les qualités de film, mais je me demande, avec du recul, si j’étais vraiment le public visé (la majeure partie des critiques positives sont rédigées par des femmes…). Ou alors j’ai une vision très différente concernant l’intérêt des voyages dans le temps, mais ça c’est un autre sujet…


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Avatars pour Générique de Mariage Geek

Hello les gens! Toutes mes excuses pour le peu de publications, mais cette semaine a été une semaine de folie (en fait… je devrai plutôt dire que Juin fût un mois de folie!!).

En fait, directement après le concours Blue Art (résultats le 5 Juillet), j’ai directement enchaîné avec la préparation d’un film pour le mariage d’amis proches (j’ai pris le risque de le faire à un mariage il y a 4 ans, depuis tout le monde veut le sien ^^ »).
Ce fut rapide et intense : 2 jours de tournage pour 120 minutes de rush. Une semaine et demi de montage avec musiques, effets spéciaux et sous-titres en anglais (la famille de la mariée est américaine!)… Vous comprendrez que je n’ai guère eu de temps à consacrer au blog.

Mais cela a porté ses fruits : le film a été un succès. J’avais un peu peur car il s’agissait d’une histoire bourrée de private joke et autres références de geeks (Star Wars, Mac, Disney, etc.), et pas mal de mes acteurs étaient en bas âge (8 mois pour la plus jeune!!). Pourtant, les mariés ont vraiment adoré, ainsi que les autres convives. Sans doute mon meilleur film à ce jour!

Du coup, j’en profite pour vous partager les petits avatars que j’ai réalisé pour le générique de fin, à l’effigie des différents personnages de l’histoire. C’est pas top top qualité, mais j’étais carrément à la bourre et j’ai tracé ça en 2 heures chrono!

Bref, maintenant que tout est fini, les publications vont retrouver leur régularité. Au programme une nouvelle bannière pour le blog et un article Jeu Vidéo. Bonne semaine à tous et bonnes vacances à tout ce qui ont la chance de l’être!!!