L'Atelier d'AngelMJ


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Le Roi Lion 3D : Vous reprendrez bien une larmichette?

Après Titanic, deuxième séance nostalgie/émotion au cinéma avec Le Roi Lion. Ce film est une saleté : je le connais par coeur, j’ai vu la VHS des tonnes de fois mais rien à faire : je pleure à chaque fois devant ce dessin animé. La faute encore à une musique absolument sublime qui tombe toujours à point nommé!

Mais là j’ai vraiment été super laxiste pour le coup, car j’ai pleuré 4 fois, contre 2 lorsque je regarde le film tranquillement chez moi. Mais bon, j’allais pas me gêner vu qu’il y avait personne sur plus de trois rangs et qu’avec la 3D, l’écran géant et la musique à fond, on peut dire que j’étais vraiment à fond dedans!

Pour l’anecdote (parce qu’elle est tellement énorme que je suis obligé de la partager) : j’ai volontairement quitté la salle au cours du générique de fin pour « échapper » à la chanson d’Elton John Can you feel the love tonight?, histoire qu’il n’y ait pas de cinquième fois… Cependant, la radio de ma voiture, qui s’allume automatiquement quand je démarre mon moteur, était d’humeur taquine ce soir là. Elle me le paiera…

Tout ça pour dire : si vous êtes fan du Roi Lion, retournez le voir au cinéma, c’est vraiment top en 3D (et même sans, rien que de le revoir sur grand écran, c’est trop bon!).


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Titanic 3D : Jack… Je vole!

Après Star Wars Episode I et un peu avant Le Roi Lion (depuis la semaine dernière), C’est Titanic qui fait son grand retour en salle avec un petit 3D sur l’affiche, histoire de justifier la démarche. Je suis bien sûr aller le voir : quitte à perdre 3 heures de ma vie, autant que ce soit devant un bon film. Parce que oui, moi je kiffe Titanic et j’assume!

Concernant la 3D, unique raison de cette ressortie, on est loin du foutage de tronche de Star Wars Episode I. Ici on la voit, un peu au début; beaucoup à la fin, à partir du naufrage. C’est pas la claque visuelle certes, mais cela donne un effet de profondeur assez surprenant et rend le film encore plus immersif (bien qu’entre nous soit dit, Titanic n’a jamais eu vraiment besoin de ce genre de gimmick pour être immersif!). J’avais déjà vu le film en salle à l’époque de la sortie, et c’est non sans déplaisir que j’ai à nouveau renouvelé l’expérience.

Le film est d’ailleurs toujours un modèle de rythme. Faire 3 heures sans lasser le spectateur, c’est fort. Très fort! J’irai même plus loin en disant que le rythme et tellement bon et tellement prenant, que l’on replonge dans le film en oubliant complètement qu’il est en 3D!

En résumé, revoir un tel film au cinéma, avec ou sans la 3D, reste un plaisir incommensurable! Si vous n’avez pas vu le film, foncez le voir! Si vous l’avez déjà vu, retournez-y! Un film qui ne prend pas un ride à ce point, même après 14 ans, mérite qu’on lui consacre 3 heures de son temps. Et rien que pour la musique (Putain! La musique!! James Horner mon héros!), j’ai versé ma petite larme eu les yeux humides dès les premières secondes (en fait… plutôt à chaque fois qu’il y avait le thème principal!). Quand on aime, pourquoi se gêner?

PS : Et pour tous ceux qui vont se poser la question, le truc marron sur mes genoux c’est ma veste. Parce que j’ai toujours froid dans les salles de cinéma, je la mets sur mes genoux, comme une mémé! Mais bon, j’ai chopé la crève quand même ce soir là…


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Marsupilami au cinéma : Houba ou pas?

Après l’excellent Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre, Alain CHABAT retente l’aventure de l’adaptation d’une BD sur grand écran. Le choix c’est ici porté sur l’une des créatures les plus originales créées par le dessinateur Franquin : Le Marsupilami.
Je ne connais pas très bien ce personnage, en tout cas pas plus que ce que j’en ai vu et lu dans les premières aventures de Spirou. Et je pense que je ne suis pas le seul. De ce fait, le film part peut être avec un handicap supplémentaire par rapport à Astérix : CHABAT doit proposer une aventure mettant en scène un personnage visuellement connu, mais dont l’univers ne l’est finalement pas tant que ça pour la majorité.

Qu’en est-il donc de cette adaptation? Pour commencer, et c’était important pour moi, le Marsupilami, réalisé en image de synthèse, est réussi. Pire : ils l’ont rendu mignon (car le Marsupilami à la base, excuse moi, n’est pas si mignon que ça…). Du coup, on guette chacune de ses apparitions (assez rares au début du film malheureusement…) qui sont un régal en terme d’animation et de rendu. Là encore, on voit qu’Alain CHABAT connait très bien les BD d’origines car il propose un Marsupilami très fidèle dans son comportement, que soit au niveau des expressions faciales que de la gestuelle.

Pour ce qui est du film, n’attendez pas une suite spirituelle à Mission Cléopâtre, c’est très en dessous. On reconnait bien évidemment le style comique du réalisateur mais le rendu est parfois trop sage ou trop primaire. Il y a beaucoup de gags, tout n’est pas à garder, tout n’est pas à jeter. J’avoue avoir ri, pas mal de fois, mais pas à chaque fois.
Il faut dire qu’au delà de l’humour, le film peine à prendre ses marques durant la première demi heure. Il faut attendre l’arrivée de la prophétie des Payas (très réussie en dessin traditionnel) pour que l’histoire démarre enfin et que le scénario se montre vraiment consistant.

Mais d’une manière générale, la film est bon, voir très bon par moment. Certaines scènes risquent de devoir cultes (Jamel et le chien…) et certains acteurs donnent vraiment de leur personne (mention spéciale pour Lambert WILSON qui réalise, selon moi, la scène de « diversion » la plus hilarante de ces dernières années). A entendre les commentaires en sortant de la salle, les autres spectateurs (majoritairement des jeunes et des enfants) semblent avoir beaucoup aimé. En ce qui me concerne, le spectacle m’a convaincu et je ne peux que conseiller aux fans de la BD d’aller voir le film, car ce dernier en conserve toute l’essence, la touche CHABAT en plus. Et puis, le Marsu est si mignon…


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Young Adult : Grandir pour avancer

J’ignore ce qui m’a conduit à aller voir Young Adult. La bande annonce n’était pas transcendante et les thèmes abordés semblaient annoncés un film tire-larme et moralisateur. Pourtant, c’est sans la moindre hésitation, ni la moindre attente, que je me suis retrouvé assis à regarder la dernière production Jason Reitman. Et pour sûr, je suis content de ne pas avoir trop perdu mon temps.

Le film possède une aura toute particulière. Alors que l’action semble se dérouler à notre époque, l’histoire baigne dans une atmosphère nostalgique. Les vêtements que porte Mavis Gary (le personnage principal joué par Charlize  Theron), sa voiture, le fait qu’elle écoute des cassettes audio (qui vous rappelle gentiment que vous commencez à prendre de l’âge ^^ »)… Tous ces détails habilement utilisés sont des éléments révélateurs de l’état psychique de Mavis : une femme magnifique et carriériste, dont la mentalité et les sentiments sont restés bloqués à la fin de son adolescence.

La dépression et le déni sont les 2 thèmes principaux du film. Ces deux sentiments vont pousser notre héroïne a commettre des actes et à prendre des décisions à la fois tristes et choquantes. En effet, Mavis va tenter durant tout le film de reconquérir son premier amour de lycée, alors que ce dernier est marié et avec un jeune enfant fraîchement arrivé.
Les situations pourraient rapidement tournées en défaveur du personnage, magistralement interprété par Charlize Theron. Pourtant, le fait de suivre exclusivement cette dernière nous présente un personnage torturé et perdu, qui se cache à chaque occasion derrière des vêtements luxueux et un maquillage parfait, alors que lorsqu’elle est seule, on la voit engloutir des litres de Coca et d’alcool, se gaver de nourriture fast-food, et de s’arracher méticuleusement les cheveux à l’arrière du crâne.

Notre héroïne d’infortune est par ailleurs convaincue que son amour de jeunesse est encore sous son charme. Le spectateur, tout comme les autres personnages de l’histoire, assiste alors à un combat qu’il sait perdu d’avance. En découle finalement, bien plus que du mépris, une véritable empathie pour cette femme complètement brisée dont chaque action, aussi injustifiable soit-elle, l’entraîne toujours plus profond dans sa torpeur et son fantasme mental.
Le film ne cherche d’ailleurs ni à expliquer pourquoi elle en est arrivé là, ni à proposer la moindre morale, le film se terminant de manière assez naturel, nous évitant des discours finaux trop moralisateurs et des scènes larmoyantes qui auraient ôter au film une partie de son identité.

Young Adult est donc un road-strip au côté d’une femme complexe, que l’on n’arrive ni à aimer ni à détester, et qui laisse un sentiment étrange une fois la dernière séquence achevée. L’ensemble m’a vraiment dérouté mais me laisse, au final, un impression plutôt positive.
A noter au passage la véritable performance de Charlize Theron, qui parvient à donner à son personnage une authenticité incroyable.


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Target : Intentions primaires

Avant d’avoir la carte « Le Pass », je trouvais inconcevable d’aller voir des comédies au cinéma, encore plus les comédies romantiques américaines.

Sauf que maintenant, j’ai tout le loisir de profiter de ce genre de production, que ce soit pour me détendre après un film un peu trop glauque (genre je serais bien aller en voir une après Le Territoire des Loups…), lorsque j’attends entre deux autres séances un peu espacées, ou pour des raisons on ne peut plus primaire… Mais j’assume (je suis allé voir Echange Standard rien que pour Olivia Wilde, et Dieu sait que ce film est une grosse daube!).

Target est donc une comédie romantique qui cherche à mélanger humour/amour/action, ce qui donne un cocktail plutôt étrange, avec des scènes d’actions incompréhensibles (avec une caméra qui part dans tous les sens), des gags simples voir simplistes et un triangle amoureux qui ne renouvellent pas le genre mais qui convainc grâce à son trio d’acteurs belles gueules qui plaira autant aux dames (très nombreuses dans la salle…) qu’à vous messieurs…

En bref, le film se suit très bien, c’est du pur divertissement  fastfood que l’on déguste le temps qu’il est que l’on oublie assez rapidement.